Se déplacer quelques kilomètres ou entamer un long périple n'est plus seulement une histoire de temps ou de distance. C'est devenu une affaire d'environnement. Si la voiture, quelqu'en soit la forme et le mode de propulsion, a encore de beaux jours devant elle, les solutions alternatives se multiplient pour nous convaincre de penser la mobilité autrement.

Dans les capitales, le nombre d'auto/habitants à chûter ces 40 dernières années au profit des transports en commun. Les politiques de ville rélflechissent sur des plans de ville permettant aux travailleurs non nomade de se rendre à leur travail via les moyens de transport collectif. Reste que les volontés politiques sont encore timides pour que fréquence des rames de trains-bus-métro rime avec le rythme de travail.

Et si l'on réfléchissait fléxilbilité des transports comme flexibilité des horaires.

La période est aux économies d'énergie. Les récents évènements dans les pays arabes vont-ils nous conduirent vers une nouvelle crise énergétique ? La Responsabilité Sociétale des Entreprises est une démarche qui peut nous amener collectivement, dans nos familles, nos entreprises, nos relations de travail à prendre en compte les "parties prenantes" et oser tester de nouvelles solutions.

Quelques témoignages receuillis :

Un PDG de 44 ans dit avoir fait le choix du train pour 60% de ses déplacements. Même s'il reconnait que le temps de déplacement est un peu plus long, la disponibilité d'esprit lui permet de travailler, de s'assoupir, de ne reviendrait en arrière pour rien au monde. Ce moyen de transport à remplacer l'auto et l'avion pour une part significative, qui lui permet de prendre du recul par rapport à son activité, de laisser libre court à son imagination.

Une femme de 39 ans, mère de 3 enfants, ingénieure matériaux dans un grand groupe, a franchi le pas. Pour la conduite des enfants, c'est collectif à présent. Les conduites sont partagées avec son mari, et les parents des amis de classe de ses enfants avec qui ils se sont partagés les conduites un soir après une réunion de parents d'élèves. Le tour de conduite de Maria revient tous les 6 semaines où elle fait la dépose de 6 enfants moyennant une demie-heure de décalage horaire négociée avec son employeur lors de son entretien d'évaluation annuel. Elle a retrouvé du temps pour faire du sport, et participer à un atelier sur le langage des signes. Elle se fait livrer ses courses faites par internet. Elle se rend au travail avec deux collègues (Jean et Alicia) avec lesquels elle co-voiture. Cela fait 5 mois que le nouveau système s'est mis en place. Cela a demandé un peu de rodage. Son sentiment est qu'elle arrive au travail avec un sentiment de légèreté. Côté famille, quelques changement sont visibles : enfants et conjoint se retrouvent dans la cuisine en début de soirée car chacun a des anecdotes à partager. Le repas est pris tous ensemble, et il est loin le temps des grignotage sur le pouce de l'ainé qui fuyait ses peties frêres, du conjoint alangui dans son fauteuil, et des derniers qui hurlaient, leur téléphone en main, et la grogne aux bord des lèvres.

Claude, il a 32 ans, divorcé, vit à la campagne avec ses 2 enfants une semaine sur deux. Il travaille comme plaquiste chez un artisan du bâtiment. Ce sont des motifs de budget qui lui ont fait repenser son budget et son plan de déplacement. La semaine où il a ses enfants, les horaires de classe sont difficilement compatibles avec une activité professionnelle où il débute à 7h30. Il dépose Léo et Violette tous les matins à 7 heures chez Brigitte, une voisine dont la fille va dans la même école que Violette. C'est elle qui fait la tournée matinale des écoles. Claude se rend à son travail en TER et marche à pied. Il ne peut être en retard au risque de manquer son train. Les jours de grève SNCF, il utilise le co-voiturage via un site où il s'est inscrit. "Ils sont nombreux ceux qui débutent très tôt le matin. Moyennant un court déplacement sur un point de RV, la voiture est fidèle à l'horaire. On partage les frais à chaque trajet." En fin d'après-midi, Claude termine à 17H et récupère ses enfants et la fille de sa voisine dans les 2 écoles-collèges, et fait faire les devoirs après le goûter. Il apprécie ce temps priviliégié avec ses enfants qu'il voit enfin grandir.

Voici un tour de nouvelles solutions pour se déplacer plus durable :

L'auto-partage : www.franceautopartage.com www.mobizn.fr www.autolib.fr www.mobilib.fr www.citizencar.fr

Le co-voiturage : les récentes grèves de transports ont permis de mettre en vant cet auto-stop revisité. Certains sites ont des applications pour smartphones pour mettre en relation copnducteur et passagers. On ne voyage plus seul et on partage les frais. C'est futé alors que les prix à la pompe n'en finissent pas de monter. www.covoiturage.fr www.easycovoiturage.com www.envoiture.fr www.pouce-pouce.com

Le GPS peut devenir l'ennemi N°1 des embouteillages. Mal réveillé le matin, pourquoi s'engouffrer dans les files de voitures alignées pour s'énerver et arriver à cran au travail ? Par l'agrégation de multiples sources d'informations, TomTom repère le moindre ralentissement et vous propose le chemins des écoliers pour couper court à la routine dès le saut du lit. Moins dans les bouchons, moins de pollution, à vous la zenattitude avec une émission radio sympa branché sur les chemins détournés. Le coût ? Aïe.... 49 €/mois www.tomtom.fr

L'éco-attitude : Fiat éco Drive, disponible sur toute la gamme Fiat, c'est un système gratuit d'aide à l'éco-conduite sur clé USB qui analyse en permanence les paramêtres de votre auto et votre façon de conduire. Rentré chez vous, votre PC se charge de vous informer des points sur lesquels vous pouvez progresser pour économiser du carburant. www.fiat.com/ecodrive

Le CE de cette entreprise de maintenance d'électroménager qui a organisé un cercle créatif sur l'éco-mobilité dans l'entreprise. A raison d'une séance par mois durant 6 mois, le CE a présenté 20 mesures à la direction pour limiter les déplacements, les risques dans les déplacements, les idées de mobilité comme le télétravail deux jours par mois pour les salariés sédentaires, l'abonnement de l'entreprise aux transports en communs de l'agglomération pour bénficier d'une carte de réduction de 50% dans les trajets maison-travail, une étude comparative des utilitaires hybrid et flotte de 2-3 roues (version piaggio) pour les ouvriers en mantenance chez les clients qui transportent mini-stoc et caisse à outils, une préconisation d'utilisation des transports train-avion pour les déplacements professionnels à la place des frais de déplacements pour la voiture particulière du salarié, les déplacements groupés par 2 minimum ou en métro pour se rendre aux réunions extérieurs... Le mode créatif a plu, et le cercle a reçu plus de 70 propositions qu'il a fallu étudier, expérimenter, critiquer. Les salariés ont testé, proposé des améliorations, votés pour ne retenir que 10 propositions finales sur 20 sélectionnées. La direction convaincu a lancé une réflexion de démarche RSE avec comme premier volet : la réduction des coûts sur la mobilité avec le CE et l'amélioration des conditions de travail avec la médecine du travail et un cabinet conseil. L'équipe dirigeante s'est donné un objectif 2011: renégocier certains postes de dépenses (flotte auto, frais de déplacement, assurance, transports...) La green moove est lancée.