La France semble ne pas vouloir apprendre de ses erreurs.
Performantes malgrè la crise, plus tôt plus que moins, les PME françaises sont mal aimées, car souvent associées aux grands groupes et les quelques patrons honteusement trop gourmand.
Pourtant, les citoyens français savent que le vivier d'emplois se trouve chez la PME.
Pourquoi donc, enseignants, politiques, banquiers, n'aiment-ils pas l'entreprenariat, et les patrons de PME qui engagent leur patrimoine personnel pour faire vivre des projets d'entreprise, embaucher, assumer un rôle social dans les bassins économiques par leur engagement dans la vie civile ?
C'est comme si l'on sciait la branche sur laquelle nous sommes assis !
Ces PME qui ont tant besoin de l'expérience des seniors, et méritent l'enthousiasme et la formation de bonne qualité de nos jeunes. Celles-ci se voient devoir traverser un parcours du combattant truffé d'embûches, de taquineries administratives qui réclament de consacrer des ressources en hommes et en temps, ce qui pénalise grandement leur compétitivité.
Pourquoi les entrepreneurs de TPE-PME ne viennent-ils pas dans les écoles pour faire connaître la vie de l'entreprise aux élèves et aux professeurs (lesquels n'ont aucune expérience personnelle de la vie en entreprise) ?
Pourquoi, plutôt que des stages de découverte pour les lycéens, n'imaginerions-nous pas dès le collège, une UV de connaissance des mécanismes de l'entreprenariat, des exposés sur des situations vécues en entreprises, et analysées en classe avec enseignants (pour la partie théorique) et des cadres (pour la partie pratique et expérientielle).
Faire aimer nos entreprises, faire découvrir que beaucoup de jeunes peuvent devenir "entrepreneurs", découvrir les clés de la création ou/ reprise d'entreprise, pourrait être un moyen pour que des étudiants fassent leurs études tout en travaillant, construisant ainsi le cognitif à l'expérientiel, une maturité de connaissances devenues, petit à petit une réelle expérience.
Avec ce bagage, l'accès à l'emploi serait facilité. Plus besoin de "faire ses preuves", "de revenir lorsqu'on aura une expérience réussie".... autant de giffles que les jeunes doivent encaisser à l'entrée dans la vie active.
François Fillon tente la "PME Attitude" dans son plan antidéficit. Les solutions sont-elles à la hauteur de la situation ?
L'Etat doit montrer l'exemple et réduire le train de vie de ses ministères, pas les soutiens à la communauté pour laquelle il existe !
Etre attentif aux petites entreprises est un sain réveil. C'est largement insuffisant.
Nos TPE-PME-ETI d'aujourd'hui manquent cruellement de fonds propres et de financement pour être plus ambitieuses et embaucher encore plus.
Parmi elles, se trouvent des entreprises du CAC 40 de demain.
TPE-PME-ETI doivent bénéficier du meilleur environnement possible pour pouvoir grandir.
Seul un programme courageux qui délégifére et déréglemente le système juridique qui enserre jusqu'au cou les petites et moyennes entreprises peut relancer la nécessaire compétitivité.
Il est impératif d'alléger la fiscalité des petites entreprises, notamment celles qui embauchent et font acte de citoyenneté.
N'est-il pas choquant que l'impôt sur les sociétés (IS) acquitté par les TPE-PME soit de 39% contre 19% pour les grandes entreprises. Leur excédent d'exploitation est largement amputé, et donc il faut contenir la masse salariale qui a le plus grand impact sur le budget d'une TPE.
Les grands entreprises peuvent déduire de leur résultat les intérêts d'emprunts, pas les TPE-PME puisqu'elle ont moins dxe capacité à emprunter.
On pénalise doublement la cible d'entreprises capables embaucher le plus !
La sortie de crise se fera pas l'innovation technologique et de services, et par un regain d'amour pour nos entreprises, ces TPE qui battent des records pour combattre de déficit d'embauche.
Face aux derniers évènements de la crise estivale, tout patron d'entreprise dans une telle situation isolerait la dette pour pouvoir lui trouver les solutions à appliquer, et par ailleurs concentrerait ses ressources à l'investissement, la maitrise des coûts, l'innovation, la recherche de plans d'action mutualisés. La vision globale des marchés mondiaux (et pas seulement la zone euro) rend capable de bâtir une stratégie de relance qui stimule.
Pour réduire la dette, l'impact de l'inflation sur le stock de dettes n'est pas suffisant pour résorber la dette. A long terme, on peut croire que la solution à l'excès d'endettement, c'est la croissance.
Augmenter les salaires n'est pas possible en l'état, directement sans entamer la compétitivité des entreprises. Mais en transférant une partie des charges sur une TVA liée à l'"emploi", sans être démagogique, est une voie d'espérance pour construire une solidarité et un regain de performance de nos entreprises, sans lesquelles, on ne peut plus espérer dépenser (l'Etat, c'est à dire Nous) sans avoir préalablement rempli notre cagnotte (budget de l'Etat = nos impots).